What's new pussycat ?Section news

Remaniement de ce blog, à partir de maintenant je continuerai d'écrire mon histoire, mais dans des documents texte sur mon ordinateur.
Si jamais vous voulez connaître la suite, contactez-moi à mon adresse: the-nostromo-24@hotmail.fr, je vous les enverrai en pièces jointes. Enfin si je les ai rédigées bien entendu, je connais maintenant la fin de mon histoire, ce n'est qu'une question de temps avant que je n'en écrive la fin.

Sinon, vous vous demandez ce que je vais faire de ce blog ? Et bien je vais mettre en ligne des infos sur les albums qui m'ont marqué, il y aura principalement du rock progressif (mais pas que ça peut-être).
Je vous invite à voir par vous-même.

# Posté le mercredi 25 juillet 2007 17:02

Modifié le samedi 15 mars 2008 16:29

Magma Kobaïa France 1970

Magma Kobaïa France 1970
MAGMA

Terre,
Ceci te concerne,

Tes systèmes écrasent et tes révoltes assassinent : en fait tu ne détruis que ce que tu ne comprends pas.
Nous savons aussi que tu seras détruite.
Notre musique est pour la Beauté que tu veux ignorer et pour la Haine de ton évolution maudite.
Par delà l'espace et le temps, nous attend une planète, KOBAÏA.
Nous connaissons ce monde depuis le jour où nous ouvrîmes les yeux, il y a des millions d'années.
Que tous ceux qui étouffent ici-bas nous suivent.
Mais que l'hypocrite n'espère rien !
Terre !
Tu n'es déjà plus qu'un oubli !


Le voyage.

Kobaïa
Appel à tous les Terriens lassés du conditionnement qu'on leur inflige, à partir avec nous pour Kobaïa.
La vaisseau est en vue.
Arrivée près du vaisseau.
-Dictée des commandements de Kobaïa.
-Evocation de la splendeur de Kobaïa.
Procession vers le vaisseau.
-Pensées agressives des émigrants envers la Terre exprimées par la guitare.
Entrée dans le vaisseau.

Aïna
Début du voyage.
Pensées nostalgiques des passagers qui ont rompu tout lien avec le passé.
La joie du départ dissout toutes les peines tandis que le voyage se poursuit.
On arrive alors en vue de Malaria, planète étape ; le vaisseau se pose.

Malaria
La Terre tache le ciel d'une lueur blafarde. Les Kobaïens lui crachent leur rancoeur et leur haine, lui rappelant ses horreurs et ses injustices.
Ne dit-on pas que toute faute se paie ?

Sohïa
La nuit est tombée sur Malaria. Le jour se lève doucement, nous devons repartir.

Sckxyss
Le vaisseau s'envole à nouveau.
Pluie de météorites.
Le vaisseau parvient dans l'hyper espace, en vue de Kobaïa.

Auraë
Le vaisseau tourne en orbite autour de Kobaïa.
Les passagers assistent au lever du jour et découvrent la planète avec émerveillement.
Le vaisseau se pose : nous sommes à jamais KOBAÏA.


La découverte de KOBAÏA.

Thaud Zaia
Un de nous est amoureux, lui seul sait de quoi ou de qui, lui seul sait comment...

Naü Ektila
La Nature semble nous considérer comme des intrus. Nous l'exhortons par nos chants à s'ouvrir et à révéler ses merveilles.
Elle accepte avec bienveillance.
-Nous assistons entre autres à un gigantesque ballet de monstres.
-Sous les soleils nous laissons libre cours à notre joie.
Puis tombe le crépuscule.

Stöah
Le temps a passé ; la vie sur Kobaïa s'écoule dans le Bonheur et la Beauté.
La Terre a appris notre existence ; elle est en effervescence. les Kobaïens sentent qu'ils doivent se réunir ; l'un d'entre eux leur expose les problèmes posés par la Terre et leur solution.
Les Kobaïens se mettent au travail avec acharnement : les résultats seront concluants.

Müh
Nous revenons sur Terre pour exposer la splendeur de Kobaïa, qui n'est que Beauté, Bonheur, Sagesse.
Nous invitons encore ceux qui le veulent à nous suivre et pour cela nous racontons sa propre histoire à la Terre.
Hélas, la seule réponse est la menace de destruction de Kobaïa.
Nous révélons que nous possédons STÖAH.
Nous repartons sur Kobaïa.
La clameur de la Terre s'est éteinte.

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Magma, l'un des groupes les plus étranges (bon disons carrément LE plus étrange) qu'ait enfanté notre beau pays, à savoir la France! Patrie de Edith Piaf (pour le meilleur), et de Claude François (pour le pire!).
Bref, remettons-nous dans le contexte de l'époque.
Les années 1960 sont marquées en France par un paysage musical d'une créativité frôlant le zéro, il faut aussi se rappeler qu'à l'époque il existait un ministère de l'information, dont les seules chaînes, l'ORTF en tête, étaient sous tutelle. Il s'agissait de fonctionnaires de l'administration qui obéissaient au gouvernement en place, et qui décidaient ce qui était naturellement bon pour nos compatriotes, et ce qui ne l'était pas! Donc PAS de texte engagé, rien que des chansons niaises (la discographie de Claude François en est un bel exemple), vides de sens, et qui n'engagent surtout pas de réflexion chez l'auditeur.
Donc pour le brave quidam (veau qui n'aime pas la chienlit dans le vocabulaire politique de l'époque), imaginez le choc, le choc lorsqu'il se prend le premier album de Magma dans les oreilles! Une musique tellement unique, tellement différente de tout ce qu'on a entendu jusque là (encore aujourd'hui personne n'est parvenu à reprendre le style Magma), mais surtout une musique qui ose provoquer le malaise chez l'auditeur, que ce soit par les sons, ou l'étrangeté des voix, chantées dans une langue inconnue, tout est fait pour faire sortir les gens de leur torpeur musicale.
Pour Christian Vander (batteur et compositeur de Magma), l'idée dès le départ était de réveiller les gens, logique puisque Magma est en totale opposition avec les musiques du moment, c'est d'une certaine manière la fin des hippies, et la confrontation avec la réalité d'un monde violent et horrifique qui ne changera jamais, à moins d'être détruit... Le sort de la Terre est d'ailleurs incertain lors de la dernière chanson Müh...
Le discours de Magma est extrêmement radical, "la musique doit être vitale ou bien elle est insignifiante" le but plus ou moins avoué étant de nettoyer toute la médiocrité accumulée par le public, et lui faire écouter de la vraie musique.
A lire ça, vous allez sans doute penser qu'il s'agit d'une bande très prétentieuse, et vous avez raison, en témoigne le slogan "Magma est le plus grand groupe de l'univers!" décliné sur tous les 33 tours et les affiches de concerts. Mais avouons-le franchement, remis dans le contexte, c'est très compréhensible, et puis ils en ont les moyens alors on ne peut pas les blâmer.
Petite anecdote, si on regarde le contexte de l'époque, vous ne trouvez pas que ça nous renvoit à aujourd'hui ? Oui je sais, vous me dites que je raconte des conneries, que la censure n'existe plus. En effet elle n'existe plus, puisqu'elle a été remplacée par les critères commerciaux...
Et pour ce qui est de la médiocrité, outre les critères commerciaux, regardez comment vous écoutez de la musique aujourd'hui, vous mettez un top-10 sur votre blog ou myspace que vous changez chaque jour (quand c'est pas toutes les 2 heures!). Ah aussi, vous avez déjà compté le nombre de chansons que vous mettez dans votre lecteur mp3 ? Ca fait beaucoup non ? En réalité vous n'en écoutez réellement même pas 10%.
Bref vous écoutez de la musique comme vous fumez de l'herbe, vous écoutez 24h/24 un morceau que vous trouvez cool pendant 2 jours, et puis vous vous lassez et vous passez à un autre... Sans jamais revenir à un vieux morceau (surtout pas!), si c'est vieux ça craint, car naturellement tout ce qui vient de sortir surpasse ce qu'il y avait avant! On se croirait presque dans 1984 avec ce mode de pensée qui empêche de regarder ailleurs...

Bref, pour ce qui est de la musique de Magma, je ne suis pas musicien, et encore moins critique rock (bien que ce ne soit pas du rock), donc je ne me limiterai à quelques généralités. Par ailleurs la musique de Magma est souvent désignée par le nom Zeuhl, qui désigne en Kobaïen un matériau céleste métallique en vibration constante et qui aurait conservé tous les sons de l'univers depuis sa création.
Bref, ce premier double (d'ailleurs vous en connaissez beaucoup des groupes qui commencent leur carrière avec un double ?) semble très influencé par les compositeurs russes, Stravinsky du fait de l'utilisation massive des cuivres, du point de vue rythmique il y a une vraie richesse, mais le coeur de la composition est: piano, basse/contre-basse et flûtes.
La musique évoque une beauté (Kobaïa) née de la souffrance (Terre), il est donc surtout question de voyage au travers de ce qu'elle exprime, la musique est plutôt violente (pour l'époque), il suffit de voir l'utilisation des saxophones sur Thaud Zaia pour s'en convaincre, la rancoeur est aussi très nettement exprimée sur cet album.
Le seul défaut qu'on peut reprocher au premier Magma, c'est un climat général réellement fou qui rend difficile l'écoute pour les néophytes, par exemple Stöah est le morceau le plus difficile à aborder (le contrast volontairement dérangeant entre voix folle suraigüe et voix profonde et sombre y étant pour beaucoup), on peut donc dire que Magma ne se laisse pas apprivoiser facilement. Toutefois ça vaut largement le coup.

# Posté le samedi 15 mars 2008 17:03

Modifié le jeudi 27 mars 2008 11:48

Pink Floyd Dark Side of the Moon Royaume-Uni 1973

Pink Floyd Dark Side of the Moon Royaume-Uni 1973
Face A


Speak to Me & Breathe in the Air

"I've been mad for fucking years, absolutely years, been over the edge for yonks, been working me buns off for bands..."

"I've always been mad, I know I've been mad, like the
most of us...very hard to explain why you're mad, even if you're not mad..."

Breathe, breathe in the air.
Don't be afraid to care.
Leave but don't leave me.
Look around and choose your own ground.

Long you live and high you fly
And smiles you'll give and tears you'll cry
And all you touch and all you see
Is all your life will ever be.

Run, rabbit run.
Dig that hole, forget the sun,
And when at last the work is done
Don't sit down it's time to dig another one.

For long you live and high you fly
But only if you ride the tide
And balanced on the biggest wave
You race towards an early grave.


On the Run

"Announcing flights at airport, including Rome."

"Live for today, gone tomorrow, that's me, HaHaHaaaaaa!"


Time

Ticking away the moments that make up a dull day
You fritter and waste the hours in an offhand way.
Kicking around on a piece of ground in your home town
Waiting for someone or something to show you the way.

Tired of lying in the sunshine staying home to watch the rain.
You are young and life is long and there is time to kill today.
And then one day you find ten years have got behind you.
No one told you when to run, you missed the starting gun.

So you run and you run to catch up with the sun but it's sinking
Racing around to come up behind you again.
The sun is the same in a relative way but you're older,
Shorter of breath and one day closer to death.

Every year is getting shorter never seem to find the time.
Plans that either come to naught or half a page of scribbled lines
Hanging on in quiet desperation is the English way
The time is gone, the song is over,
Thought I'd something more to say.


Breathe (reprise)

Home, home again.
I like to be here when I can.
When I come home cold and tired
It's good to warm my bones beside the fire.
Far away across the field
The tolling of the iron bell
Calls the faithful to their knees
To hear the softly spoken magic spells.


The Great Gig in the Sky

"And I am not frightened of dying, any time will do, I
don't mind. Why should I be frightened of dying?
There's no reason for it, you've gotta go sometime."

"If you can hear this whispering you are dying."

"I never said I was frightened of dying."


Face B


Money

Money, get away.
Get a good job with good pay and you're okay.
Money, it's a gas.
Grab that cash with both hands and make a stash.
New car, caviar, four star daydream,
Think I'll buy me a football team.

Money, get back.
I'm all right Jack keep your hands off of my stack.
Money, it's a hit.
Don't give me that do goody good bullshit.
I'm in the high-fidelity first class traveling set
And I think I need a Lear jet.

Money, it's a crime.
Share it fairly but don't take a slice of my pie.
Money, so they say
Is the root of all evil today.
But if you ask for a raise it's no surprise that they're
giving none away.

"HuHuh! I was in the right!"

"Yes, absolutely in the right!"

"I certainly was in the right!"

"You was definitely in the right. That geezer was cruising for a
bruising!"

"Yeah!"

"Why does anyone do anything?"

"I don't know, I was really drunk at the time!"

"I was just telling him, he couldn't get into number 2. He was asking
why he wasn't coming up on freely, after I was yelling and
screaming and telling him why he wasn't coming up on freely.
It came as a heavy blow, but we sorted the matter out"


Us and Them

Us, and them
And after all we're only ordinary men.
Me, and you.
God only knows it's noz what we would choose to do.
Forward he cried from the rear
and the front rank died.
And the general sat and the lines on the map
moved from side to side.
Black and blue
And who knows which is which and who is who.
Up and down.
But in the end it's only round and round.
Haven't you heard it's a battle of words
The poster bearer cried.
Listen son, said the man with the gun
There's room for you inside.

"I mean, they're not gunna kill ya, so if you give 'em a quick short,
sharp, shock, they won't do it again. Dig it? I mean he get off
lightly, 'cos I would've given him a thrashing - I only hit him once!
It was only a difference of opinion, but really...I mean good manners
don't cost nothing do they, eh?"

Down and out
It can't be helped but there's a lot of it about.
With, without.
And who'll deny it's what the fighting's all about?
Out of the way, it's a busy day
I've got things on my mind.
For the want of the price of tea and a slice
The old man died.


Any Colour You Like

(Instrumental)


Brain Damage

The lunatic is on the grass.
The lunatic is on the grass.
Remembering games and daisy chains and laughs.
Got to keep the loonies on the path.

The lunatic is in the hall.
The lunatics are in my hall.
The paper holds their folded faces to the floor
And every day the paper boy brings more.

And if the dam breaks open many years too soon
And if there is no room upon the hill
And if your head explodes with dark forebodings too
I'll see you on the dark side of the moon.

The lunatic is in my head.
The lunatic is in my head
You raise the blade, you make the change
You re-arrange me 'til I'm sane.
You lock the door
And throw away the key
There's someone in my head but it's not me.

And if the cloud bursts, thunder in your ear
You shout and no one seems to hear.
And if the band you're in starts playing different tunes
I'll see you on the dark side of the moon.

"I can't think of anything to say except...
I think it's marvelous! HaHaHa!"


Eclipse

All that you touch
All that you see
All that you taste
All you feel.
All that you love
All that you hate
All you distrust
All you save.
All that you give
All that you deal
All that you buy, beg, borrow or steal.
All you create
All you destroy
All that you do
All that you say.
All that you eat
And everyone you meet
All that you slight
And everyone you fight.
All that is now
All that is gone
All that's to come and everything under the sun is in tune
But the sun is eclipsed by the moon.

"There is no dark side of the moon really. Matter of fact it's all dark."

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Peut-être le disque le plus abouti de la deuxième moitié du XX° siècle. En tout cas, le premier 33 tours de Pink Floyd que j'ai réussi à écouter, autant vous dire que j'ai été impressionné, le texte est excellent, les chansons s'enchaînent selon un ordre logique et imparable, non je dirai plutôt que chaque face n'est qu'une seule longue chanson divisée en plusieurs parties ayant chacune un thème spécifique. Autant vous le dire Dark Side of the Moon parle de la vie, rien de moins, la vie en général.
Une façon pour Roger Waters de s'affirmer en tant qu'auteur des textes, mais aussi une manière d'en finir définitivement avec l'époque Syd Barrett. Finies les expérimentations psychédéliques influencées par la course aux étoiles, l'enfance ou encore l'univers de Tolkien, ici on enterre la première époque du groupe, pour entrer dans sa période la plus faste commercialement et artistiquement.
Les textes sont assez cyniques et s'accordent parfaitement à la musique, tantôt planante (Breathe in the Air, Us And Them), tantôt hypnotique (On the Run, Any Colour You Like), tantôt fulgurante (Time, Money), pour arriver à un résultat magnifique. David Gilmour, Nick Mason, Roger Waters et Richard Wright sont au top de leur potentiel artistique (excepté peut-être Waters qui réussira à faire aussi impressionnant avec Animals et The Wall), on sent qu'ils donnent tout ce qu'ils ont dans les tripes en composant cet album.
Tout cela combiné à l'enregistrement supervisé par l'ingénieur du son Alan Parsons dont la contribution est énorme puisque c'est lui qui ira enregistrer tous les sons présents sur l'album, par exemple les horloges de Time, la caisse enregistreuse de Money, l'avion de On the Run et qui réussira à rendre "clair" chaque instrument en les enregistrant séparément.
Bref tout cela a fait entrer Pink Floyd dans la légende du rock progressif et la mémoire collective. Mais Dark Side of the Moon conserve tout de même quelques mystères, comme cette chanson qu'on entend après Eclipse, certains pensent qu'il s'agit d'une chanson des Beatles, d'autres une symphonie, ou une synchronisation étrange avec Le Magicien d'Oz, lorsque l'album est écouté en même temps que le film.
Peu importe que ce soit vrai ou non, la musique elle, restera.
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# Posté le samedi 15 mars 2008 17:21

Modifié le jeudi 24 avril 2008 03:45

The Alan Parsons Project Tales of Mystery and Imagination - Edgar Allan Poe Royaume-Uni, 1976

The Alan Parsons Project Tales of Mystery and Imagination - Edgar Allan Poe Royaume-Uni, 1976
Face A

A Dream Within a Dream

(Instrumental)

"For my own part, I have never had a thought which I could not set down
in words with even more distinctness than that with which I conceived it.
There is, however, a class of fancies of exquisite delicacy which are not
thoughts, and to which as yet I have found it absolutely impossible to
adapt to language. These fancies arise in the soul, alas how rarely.
Only at epochs of most intense tranquillity, when the bodily and mental
health are in perfection. And at those weird points of time, where the
confines of the waking world blend with the world of dreams. And so I
captured this fancy, where all that we see, or seem, is but a dream within
a dream."
-Orson Welles


The Raven

The clock stroke midnight
And through my sleeping
I heard a tapping at my door
I looked but nothing lay in the darkness
And so I turned inside once more

To my amazement
There stood a raven
Whose shadow hung above my door
Then through the silence
It spoke the one word
That I shall hear for evermore

Nevermore
Thus quoth the raven, nevermore

And still the raven remains in my room
No matter how much I implore
No words can soothe him
No prayer remove him
And I must hear for evermore

Quoth the raven, nevermore
Nevermore
Thus quoth the raven, nevermore


The Tale-Tell Heart

You should have seen him
Lying alone in helpless silence in the night
You should have seen him
You would have seen his eye reflecting in the light

So for the old man
Ashes to ashes, earth to earth and dust to dust
No one will see me
No one with guilt to share, no secret soul to trust

Louder and louder
Till I could tell the sound was not within my ears
You should have seen me
You would have seen my eyes grow white and cold with fear

Heard all the things in Heaven and Earth
I've seen many things in Hell
But his vulture's eye of a cold pale blue
Is the eye of the Devil himself

Take me away now
But let the silence drown the beating of his heart


The Cask of Amontillado

By the last breath of the four winds that blow
I'll have revenge upon Fortunato
Smile in his face I'll say come let us go
I've a cask of Amontillado

Sheltered inside from the cold of the snow
Follow me now to the vault down below
Drinking the wine as we laugh at the time
Which is passing incredibly slow

(What are these chains that are binding my arm?)
Part of you dies each passing day
(Say it's a game and I'll come to no harm)
You'll feel your life slipping away

You who are rich and whose troubles are few
May come around to see my point of view
What price the Crown of a King on his throne
When you're chained in the dark all alone

(Spare me my life only name your reward)
Part of you dies each brick I lay
(Bring back some light in the name of the Lord)
You'll feel your mind slipping away


(The System of) Doctor Tarr and Professor Fether

Just what you need to make you feel better
Just what you need to make you feel
Just what you need to make you feel better
Just what you need to make you feel

At the far end of your tether
And your thoughts won't fit together
So you sleep light or whatever
And the night goes on forever
Then your mind change like the weather
You're in need of Doctor Tarr and Professor Fether

Even clouds seem bright and breezy
'Cause the livin' is free and easy
See the rat race in a new way
Like you're wakin' up to a new day
It's a wise thing if you're clever
Take a lead from Doctor Tarr and Professor Fether

Find the end of a rainbow
Fly wherever the winds blow
Laugh at life like a sideshow
Just what you need to make you feel better

Satisfaction altogether
Guaranteed by Doctor Tarr and Professor Fether

Find the end of a rainbow
Fly wherever the winds blow
Laugh at life like a sideshow
Just what you need to make you feel better

Don't stop bringin' the girls round
Don't start havin' a showdown
Keep on handin' the jug round
All that you need is wine and good company


Face B

The Fall of the Usher House

(Instrumental)

_(I) Prelude

"Shadows of shadows passing. It is now 1831, and as always I am
absorbed with a delicate thought. It is how poetry has indefinite
sensations, to which end music is inessential. Since the comprehension
of sweet sound is our most indefinite conception, music, when combined
with a pleasurable idea, is poetry. Music without the idea is simply music.
Without music or an intriguing idea, colour becomes pallor, man becomes
carcase, home becomes catacomb, and the dead are but for a moment
motionless."
-Orson Welles

_(II) Arrival
_(III) Intermezzo
_(IV) Pavane
_(V) Fall


To One in Paradise

If I could see the sky above
And my mind could be set free
As wild white horses reached the shore
I'd stand alone and oversee

And if the bush before me burns
Should I turn my eyes away
And still the voices I can hear
As clear to me as light of day

I believed in my dreams
Nothing could change my mind
Now I know what they mean
How could I be so blind

Cold sands of time
(Winds that blow as cold as ice
Sounds that come in the night)
Shall hide what is left on me
(Come from Paradise)

I've been through times when no one cared
(Words that were mine)
I've seen clouds in empty skies
When one kind word meant more to me
(Shall last as a memory)
Than all the love in Paradise

I believed in my dreams
Nothing could change my mind
Till I found what they mean
Nothing can save me now

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Titres français des nouvelles et poèmes dont s'inspire l'album:
A Dream within a Dream: Un rêve dans un rêve (poème en prose)
The Raven: Le Corbeau (poème en prose)
The Tale-Tell Heart: Le Coeur Révélateur (nouvelle parue dans Nouvelles Histoires Extraordinaires)
The Cask of Amontillado: La Barrique d'Amontillado (nouvelle parue dans Nouvelles Histoires Extraordinaires)
The System of Doctor Tarr and Professor Fether: Le système du Docteur Goudron et du Professeur Plume (nouvelle parue dans Histoires Grotesques et Sérieuses
The Fall of the Usher House: La Chute de la Maison Usher (nouvelle parue dans Nouvelles Histoires Extraordinaires)
To One in Paradise: A Quelqu'un au Paradis (poème en prose)

Nous sommes en 1976, Alan Parsons encore tout auréolé de ses récompenses pour son mixage novateur sur Dark Side of the Moon trois ans auparavant, s'associe avec Eric Woolfson pour mettre en musique un projet que Woolfson a en tête depuis quelques années, une transcription musicale de certaines oeuvres de Poe.
Le projet a de quoi paraître insensé, quel rapport entre Edgar Allan Poe, poète maudit et écrivain torturé, et le rock progressif, ou du moins la pop de la deuxième moitié du XX° siècle ?
La réponse est en réalité d'une simplicité déconcertante, Woolfson et Parsons, grand amateurs des oeuvres de Poe souhaitent retranscrire l'ambiance qu'on retrouve dans l'oeuvre de Poe, à savoir une folie poétique et une certaine détrese, tout cela mêlé à une certaine beauté artistique (les japonais qualifieraient sans doute cela "d'esthétique") .
Le résultat est le premier disque du Alan Parsons Project, parfaitement équilibré, dégageant une cohésion incroyable, sans pour autant que les morceaux soient indissociables les uns des autres, une prouesse rarement atteinte, même par d'autres groupes génies. Tout commence comme un rêve dans un rêve par un superbe titre instrumental, quelques notes cristallines, une flûte, un superbe thème planant en somme. Puis on entre alors dans le vif du sujet avec Le Corbeau, à savoir la Mort selon Poe. Encore une fois le thème est superbe, de plus pour ceux qui en douteraient, les effets pour rendre synthétique (mais tout en gardant une musicalité certaine) la voix du chanteur sur The Raven n'ont pas été inventé avec la Techno dans les années 1990, mais bel et bien au début des années 1970!
Puis vient ensuite Le Coeur Révélateur, parlant d'un homme à l'acuité sensitive surhumaine, rendu fou par l'oeil luisant de son hôte, qui n'hésite pas à le tuer dans le noir, quitte à attendre juste à côté de lui dans l'obscurité qu'il s'endorme pour ensuite l'envoyer ad patres. Cet homme sera trahi lors de la visite des policiers par le battement de coeur du cadavre qu'il avait alors caché dans le plancher, qui cédera sous les assauts du "mort". Le chant tourmenté et la composition illustrent parfaitement bien l'état d'esprit de cette nouvelle.
Après le crime gratuit, passons à la vengeance (Poe était américain après tout) avec La Barrique d'Amontillado, où un homme insulté par Fortunato, le seigneur local italien, entreprend de se venger de ce grand connaisseur de vin. Pour ce faire il l'emmène vers sa barrique d'Amontillado, qu'il a placée dans les catacombes. Alors qu'ils rient ensemble, il enchaîne un Fortunato soûl au mur, et commence tranquillement à boucher le caveau où se trouve sa barrique, alors que Fortunato, toujours hagard croit à une farce et n'en finit pas de rire. Le mur achevé, le vengeur remis en place l'ornement des crânes et les ossements dessus. Les rires se turent. In pace resquiescat !
Sans doute Fortunato est-il devenu fou de terreur, seul, dans le noir, enchaîné et enfermé. Parlons donc de folie, il est en question dans Le système du Docteur Goudron et du Professeur Plume, où un visiteur s'aventure dans un asile psychiatrique, appelée "maison d'aliénés" à l'époque, les lieux paraissent maudits, et il devient vite impossible de discerner les malades des "soignants". La version musicale se conclue par du bon-sens, plus prompt à soigner la démence.

Pour la version vinyle, la première face s'achève ainsi, sur un peu d'espoir alors que reviennent les notes cristallines qu'on entendait lors des premières secondes de A Dream within a Dream. Arrive alors LA grosse pièce de ce disque, La Chute de la Maison Usher, ici un orchestre philamornique sur lequel vient se greffer une batterie, puis une mandoline (instrument tenant un rôle central dans la nouvelle), ainsi qu'un superbe orgue (rappelant de loin l'orgue et la batterie sur Profondo Rosso des Goblin, un an auparavant).
Cette longue et complexe pièce instrumentale est divisée en plusieurs parties reprenant chacune un moment clé de la nouvelle, retranscrivant parfaitement le sentiment de mélancolie qu'on éprouve à la vue de la vieille bâtisse étrangement appelée "maison Usher", puis peu à peu la mélancolie fait place aux éléments qui se déchaînent en une tempête, puis arrive la mandoline, une chose frappe à la porte, la batterie l'ouvre et alors l'orgue explose, laissant l'auditeur contempler l'horreur qui vient de faire son apparition.
Puis soudain, tout s'arrête petit à petit, a-t-on rêvé ? Pas sûr, puisque la mandoline revient en un thème magnifique, mais obsédant, et c'est la chute. La maison Usher s'écroule sur elle-même, engloutie dans l'étang noir à ses pieds.
Tout s'arrête alors de nouveau, la maison dans sa chute vient d'emporter les derniers Usher, dont l'un est un "mort-vivant" et l'autre aux portes de la Mort.
Puis le thème reprend soudainement, pour laisser la place aux premiers accord de To One in Paradise, où le Project conformément au poème en prose de Poe, adresse un dernier messages aux être chers, qui sont morts trop tôt, et qui gisent peut-être au Paradis. Et c'est sur cette chanson magnifique que se conclut le premier album du Alan Parsons Project.
Mon avis personnel: étant fan de l'oeuvre d'Edgar Allan Poe et de ce genre de rock, progressif ou pas, je considère ce disque comme un chef d'oeuvre, même si Alan Parsons reviendra dessus lors de sa sortie en CD, y apportant quelques petites modifications qu'il avait dû songer à oublier en 1976, par exemple inclure la voix d'Orson Welles au début de chaque face du vinyle, ou encore rajouter une guitare sur un passage de The Cask of Amontillado. Mis à part ça, les versions CD et vinyle sont parfaitement identiques.
Curieusement, le Alan Parsons Project fera assez peu de vagues au Royaume-Uni, il y passera presque inaperçu, en revanche il sera immédiatement reconnu aux Etats-Unis et en France, où les ventes seront les plus importantes, c'est dans ces deux pays qu'il laissera une empreinte sur l'inconscient musical.
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# Posté le lundi 19 mai 2008 10:34